Assertivité: la technique de l’edredon, le DESC, et le Disque rayé


Le concept de l’affirmation de soi (« assertiveness ») a été développé aux Etats-Unis par des psychologues. Il consiste à permettre à un individu de s’affirmer en harmonie avec les autres:
– en défendant son point de vue sans attaquer les autres
– en exprimant librement ses sentiments
– en établissant des rapport fondés sur la confiance et non sur la domination.
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1. La technique de l’edredon
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L’une des techniques utilisées est celle de « l’Edredon ». Ce dernier est selon le dictionnaire du Petit Larousse un « couvre-pied rempli de duvet ».
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La technique est donc par analogie un moyen doux qui dans la pratique consiste à prendre acte des propos de l’interlocuteur sans émettre d’avis personnel, sans entrer dans le fond du débat, mais sans abandonner sa position. Il permet souvent de recadrer un débat sur l’objectif au lieu de rester bloqué sur un sujet qui n’est pas essentiel.
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Exemple 1:
– « Vous fumez ! »
– « Effectivement. »
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Exemple 2:
– « Vous fumez beaucoup! »
– « C’est votre point de vue. »
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On exprime: soit des faits, soit des opinions, soit des sentiments.
Un fait est un acte, un évènement.
Une opinion est un jugement, un avis émis sur un sujet.
Un sentiment est une sensation, une impression.
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On peut remarquer que dans l’exemple 1, l’interlocuteur fait part d’un fait, alors que dans l’exemple 2, il donne son opinion, donc subjectif et discutable (« …fumez beaucoup« : par rapport à quel critère ?).
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Quelques exemples de faits:
– Vous roulez au-delà de la limite de 90 h km/h sur certaines routes, mais ne dépassez jamais les 130 km/h sur l’autoroute
– Vous avez des yeux bleus
– Vous vous êtes trompé dans vos calculs: 25 + 25 font 50 et non pas 75.
– Votre poids est de 55 kg
– Le taux de criminalité a baissé par rapport à l’année dernière
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Quelques exemples d’opinions:
– Vous roulez trop vite
– Vous avez de beaux yeux
– Vous êtes nul en calcul
– Vous êtes trop gros et trop lourd
– Il y a beaucoup de crimes commis
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Quant aux sentiments (« je suis en colère », « je suis triste »,…etc…), ils ne sont pas discutables, mais on peut montrer à l’interlocuteur qu’on les prend en compte:
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– « La fumée de votre cigarette m’énerve »
– « Je vous comprends »
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 …ce qui ne signifie pas qu’on est d’accord pour arrêter de fumer !
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Face à l’expression de sentiments, on peut aussi répondre par des questions, mais ce n’est plus la technique de l’Edredon:
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– « Je suis en colère… »
– « qu’est-ce qui t’a mis en colère ? »
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En résumé, le type de réponses que l’on peut donner:
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1. Si on est attaqué sur des faits: « effectivement« , « c’est exact« , « c’est un fait« , … etc…
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2. Si l’attaque porte sur une opinion: « c’est votre point de vue« , « c’est possible« ,…etc…
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3. Si l’interlocuteur exprime un sentiment, une émotion: « je vous comprends »…
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La technique de l’Edredon est trés utilisée dans le management et la négociation. C’est aussi un formidable outil d’autodéfense pour désarmorcer certains conflits.
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2. Le DESC
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Un autre outil d’assertivité est celui du DESC. Il s’applique de la manière suivante:
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1. Description des faits
2. Expression de son sentiment
3. Suggestion d’une solution
4. Conséquences positives pour tous
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Exemple:
1. « Cela fait 3 fois que tu décroches ton téléphone alors que toute la salle regarde le film »
2. »Tes communications gênent tout le monde car c’est comme si l’on écoutait de la musique avec un disque plein de rayures. Là c’est pareil, on a du mal à apprecier le film, on est frustré »
3. »Alors je te propose de téléphoner hors de cette salle, ou bien d’eteindre ton portable et de regarder le film »
4. » Ainsi tout le monde y trouve son compte ».

3. Le Disque rayé
Répéter inlassablement les arguments, ou bien le DESC, jusqu’à ce que l’interlocuteur abandonne. Cette technique joue sur l’usure.
Evidemment, ces outils ne résolvent pas 100 % des conflits, mais il est important de s’exprimer et de ne pas garder en soi une frustration qui pourrait devenir un jour de la colère ou de la déprime.
Autre point important dans l’assertivité: accepter ses qualités mais aussi ses défauts, ses réussites mais aussi ses erreurs et ses échecs.
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Yee Kau LEE.
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Qu’est-ce que le Shou Bo ?


Le Shou Bo (« combat à mains nues ») n’est pas un nouvel art martial. Il s’agit d’une forme de combat, de compétition, qui a plus de 4000 ans d’histoire en Chine.
Aujourd’hui, le Shou Bo est une rencontre entre tous les arts martiaux chinois.
La renaissance de cette forme de combat trouve son origine dans l’échec de la reconnaissance du Wushu et du Sanda par le Comité International Olympique. Alors que le Japon a concretisé le Judo en discipline olympique lors des J.O. de Tokyo, et que la Corée en a fait de même pour le Taekwondo, la Chine organise les prochains jeux sans avoir la moindre discipline originaire de son pays.
Les raisons sont multiples: le Sanda ne répond pas aux critères du C.I.O. qui préfère une pratique sportive moins « violente », alors que le Wushu (« art martiaux » en chinois) est beaucoup trop divisé par le nombre de styles.
L’idée est de réunir toutes les familles de pratique par une compétition répondant aux critères olympiques. Cependant, nommer « Wushu » un sport aurait exclu le Shuai Jiao car il existe en Chine 2 fédérations: l’une gère le « Wushu », l’autre la lutte et le « Shuai Jiao » (appelé aussi « Lutte chinoise »).
Faire renaitre le Shou Bo permet donc de réunir TOUS les arts martiaux chinois en combinant les techniques de frappes et de projections.
Les techniques de projection de Shou Bo ont une différence fondamentale avec le Judo et le Ju Jitsu: elles doivent en effet être executées en position d’équilibre, sans jamais aller au sol. Ce qui est beaucoup plus efficace en application de self-defense dans le cas où l’on doit faire face à plusieurs agresseurs.
L’orientation que le Maître YUAN Zu Mou souhaite donner au Shou Bo est le développement des techniques non violentes. Ainsi, l’application à la self-defense met en avant l’esquive, l’utilisation de la force de l’adversaire et la mise au sol (projections, …).

L’un des voeux de la Chine est que le Shou Bo devienne à terme une discipline olympique.

Pour en savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Shou_bo

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Défense contre un chien d’attaque


Comment se défendre lorsque l’on a un chien d’attaque face à nous ?
 
Avant qu’il ne fonce sur nous, nous pouvons:
Mettre devant nous un objet (sac, veste, etc…). Le chien attaque en effet l’objet mobile le plus proche de lui.
 
A ne pas faire: fuir en courant ! Le chien est plus rapide et nous rattrapera pour nous attaquer par derrière. Dans cette situation, nous n’avons quasiment aucune possibilité de nous défendre.
 
Le chien fonce sur nous:
1. Nous protéger en lui présentant un objet devant, ou au pire des cas notre avant-bras, afin d’éviter d’être mordu au visage ou à la gorge.
2. Avec l’autre main, frapper la truffe qui est l’une des parties les plus sensibles du chien
3. Si on a la main dans la gueule, l’enfoncer le plus profondément possible dans la gorge afin de reduire la pression de sa machoire. Cela permet juste de limiter les dégâts.
4. Si aucun de nos membres n’est mordu, saisir la peau du cou pour le contrôler.
5. On peut aussi éviter de se débattre car plus nous faisons de mouvements, plus le chien augmentera la pression de sa machoire.
 
A éviter:
1. Frapper le crâne: le chien ne sentira rien du tout.
2. Crever les yeux: trés difficiles à viser et à atteindre dans le mouvement. De plus, même avec les yeux crevés, le chien ne lâche pas sa proie.
 
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Gérer un conflit (1)


Vous travaillez pour une entreprise, ou une association, ou pour vous même. Une personne, folle de rage, vous prend à partie en vous insultant et prétend qu’elle subit les conséquences d’une erreur de l’entité que vous représentez.
 
Comment gérez cette situation ?
Une personne en colère et qui s’estime être victime de quel que situation que ce soit veut être écouté et respecté.
On peut donc procéder ainsi :
 
1. Ecouter l’interlocuteur (sans l’interrompre, sans le juger).
2. Si besoin : poser des questions pour bien cerner son problème, et s’assurer qu’on l’a bien compris.
3. Lui montrer qu’on l’a bien compris et qu’on comprend sa réaction : c’est à ce moment que l’interlocuteur devient plus calme car il sait qu’on le respecte, qu’on l’a écouté, et qu’on a pris en considération SON problème.
4. Lui proposer notre aide pour résoudre son problème, avec des solutions (à défaut : lui promettre une réponse pour un moment précis).
 
Attention à la forme : toujours rester calme, parler de manière amicale et ouverte.
 
Essayez, ça marche, et ça évite tellement de désagrément et (parfois) de violence !
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Stratégie de Self Defense


Nous arrivons à la fin de l’année et de nombreux aspects des arts martiaux ont été abordés sur ce blog. Enrichi de vos commentaires, cet espace donne, je l’espère, une vision globale du théme.
 
Avec tous ces éléments, on peut dégager en gros une stratégie globale de l’autodéfense : entre le moment où l’on croise la route d’un agresseur potentiel et celui de l’agression, il y a des moyens adaptés qui sont à notre disposition.
 
Phase 1 : Situation (d’agression)
Il faut éviter de se mettre en situation défavorable ou en situation de conflit.
 
Moyens : Précautions, prévention, observation et analyse de l’environnement; comportement et attitude (par exemple, ne pas paraître comme une victime potentielle, ne pas provoquer non plus de conflit inutilement).
 
Phase 2 : Contact (entre l’agresseur et la victime)
Visuel, ou verbal, ou physique.
 
Moyens : techniques de communication, psychologie.
 
Phase 3 : Combat
 
Moyens : tactiques et techniques de combat, fuite.
A chacun de méditer sur ces aspects, avec une préférence pour le travail en amont, c’est-à-dire réussir dés la phase 1.
Afin de parvenir à vaincre sans combattre !
 
Merci à vous toutes et tous pour vos visites et commentaires, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !
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Faut-il dire la vérité ?


Une question que tout le monde s’est posée : faut-il dire la vérité ? dans quelles situations ? De quelle manière ?
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Aider une personne agressée dans le métro


Vous êtes dans une rame de métro ou de train et assistez à l’agression d’une personne par 5 individus. Que faites-vous ?
 
Quand on ne pratique aucun art martial et qu’on ne sait pas se défendre, on peut :
tirer le signal d’alarme
– prendre en photo les agresseurs avec son téléphone portable
– appeler la Police
– inciter tous les voyageurs à se lever pour mettre la pression et inviter les agresseurs à cesser leur attaque. Cette dernière option est la plus improbable de toutes celles précitées.
 
Si on s’engage dans le combat, il faut savoir que les agresseurs se concentrent sur la victime, et qu’on a du coup l’avantage de l’attaque surprise. Mais attention : il faut bien maîtriser les techniques de combat, et toujours partir du principe que les agresseurs sont armés (attention aux lames !).
 
Ne rien faire et se cacher derrière son journal, c’est une non-assistance à personne en danger, ce qui est sanctionné par la Loi.
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Les mots blessants : des pics de glace à faire fondre ?


Regardons bien notre corps : il y a des cicatrices créees par des pics de glace que sont les mots. Certains étaient des insultes. D’autres étaient des remarques sournoises sur nos défauts ou nos erreurs. Pour mieux nous rabaisser. Parfois, c’étaient juste des plaisanteries, qui n’ont pas le même effet sur ceux qui rient que sur nous-mêmes.
 
Alors, les mots peuvent-ils faire mal ?
 
Un pratiquant d’arts martiaux ne doit JAMAIS être blessé par des remarques de quel que nature que ce soit. C’est le résultat de son entraînement : le renforcement de la force mentale. Et puis si on frappe l’autre pour un mot déplacé, c’est devenir agresseur aux yeux de la Loi.
 
A votre avis, comment un mot peut-il nous blesser ? Pour quelles raisons, et comment faire face ? Comment faire fondre ces pics de glace ?

Il y a plusieurs types de mots qui blessent :
1. les mots qui nous mettent en face de la vérité : critiques, blâmes… certains sont prononcés pour nous corriger, d’autres pour nous affaiblir
2. les calomnies, qui sont des déformations de la réalité ou des mensonges, dont le but est de nous affaiblir, nous blesser. Les insultes sont presque pareils, mais ils sont souvent l’expression d’une colère. Elles peuvent aussi exprimer un désir de vengeance.
3. les moqueries, qui sont destinées à faire rire, mais qui peuvent blesser celui qui en subit. Elles peuvent aussi avoir pour but de nous affaiblir.
 
Selon notre personnalité, on peut être plus blessé par les paroles d’une catégorie que d’une autre.
Mais dans les différents groupes de mots, il y a des faits, des jugements de valeur, des inventions, et des caricatures.
 
Un fait est un évènement, un acte, dont la description ne peut qu’être objectif.
Un jugement de valeur est subjectif, et varie en fonction de la perception de chacun.
Exemple : Le conducteur a roulé à 150 km/h. (fait). Le conducteur a roulé trés vite. (jugement de valeur : pour certains, 150 km/h est une vitesse trop élevée, pour d’autres, c’est acceptable).
Une caricature est une exagération d’un défaut ou d’une erreur.
Quant à l’invention, il ne repose sur aucun fait.
 
Si on nous dit des mots qui révèlent nos faiblesses ou nos erreurs, il faut s’attacher à discerner les faits des jugements de valeur, et prendre ces blâmes ou critiques pour s’améliorer. Les jugements, eux, révèlent plutôt la manière dont notre interlocuteur vit nos faiblesses ou nos erreurs (en a-t-il souffert ? En profite-t-il pour nous rabaisser ou pour asseoir son autorité ?…).
Et pour ne pas être blessé par ces mots, gardons à l’esprit que l’erreur est humaine, et que nul n’est parfait. L’humilité est ainsi l’une des premières valeurs des arts martiaux : apprendre, toujours apprendre. Et avoir un peu de tolérance envers soi-même, assumer nos défauts et nos erreurs.
 
Quant aux calomnies et insultes, ils n’ont pour but que de nous blesser.
Un homme avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance et que si quelqu’un lui faisait du mal, il répondait par la bonté. Il alla à la rencontre du Bouddha et l’insulta longuement. Le Bouddha garda le silence et lorsque les insultes cessèrent, il demanda à cet homme :
– "mon fils, si tu fais un cadeau à quelqu’un et que cette personne  ne le reçoit pas, que ferais-tu de ce cadeau ?"
– "je le remporte" répondit l’insulteur.
– "Tu m’adresses des injures. De la même manière, je ne les reçois pas, tu peux les remporter avec toi…"
 
Cette histoire montre bien que les calomnies et les insultes ne blessent que si l’on en tient compte. C’est comme les flatteries :"tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute" (Jean De La Fontaine). Le flatteur et l’insulteur ont ce point commun.
 
Quant au moqueur, il n’est pas difficile de lui renvoyer la balle : lui aussi a des défauts, lui aussi fait des erreurs. Une réplique simple est : "eh oui ! Je suis comme tout le monde ! Nul n’est parfait !"
 
En conclusion, les mots ne sont pas des flèches mais des pics de glace que l’on peut faire fondre. Et plutôt que de chercher à se venger, développons plutôt notre force spirituelle de manière à ne jamais être blessé par quoi que ce soit.
 
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La défaite et la victoire


Soit A l’agresseur, et D le défenseur.
Pour chacune des situations suivantes, nommez le vainqueur et le perdant avec votre explication :
 
1. A attaque, et D esquive avant de riposter. A prend la fuite.
2. A attaque, et D attrape A et le met au sol par un balayage.
3. A attaque puis prend la fuite, D rattrape A et le met K.O. en lui cassant le nez.
4. A attaque, et D l’amène au sol puis l’immobilise par une clé.
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Ne pas reculer devant un obstacle


Le racisme est courant dans les embauches. Mais il est difficile à déceler parce qu’on vous répondra toujours en disant que "vous n’avez pas le profil". Réponse bien vague ! J’ai été chargé de recrutement de commerciaux il y a quelques années pour le compte de diverses sociétés. Quand on me demandait des "locaux", je me pliais à la demande de nos clients, en me disant que de toute façon si je ne le faisais pas, quelqu’un d’autre le fera à ma place. Jusqu’au jour où je ne me reconnaissais plus, où je me rendis compte que je n’étais pas du tout "dans la voie des arts martiaux".

 

Un jour, j’avais envoyé 4 CV à un client, plus un cinquième qui comportait un nom nord-africain. Le client m’appela aussitôt :

– "Monsieur, il y a un CV qui ne semble pas répondre à nos critères d’embauche".

– "Vous avez raison" répondis-je, "Je vous ai promis 4 C.V., celui-ci est un bonus ! C’est le meilleur de tous les candidats que j’ai vus. Il vaut la peine d’être reçu. Je sais bien ce que vous voulez, mais vous savez, S.O.S. Racisme font des testings et on ne peut écarter un tel C.V. sous peine de sanction. Et puis vous allez voir, il est trés bon !"

– "Oui mais quand il parle, il doit avoir un accent non ?". Il semblait faire allusion à l’accent "banlieue".

– "Exact, il a l’accent bordelais !"

 

Ce candidat fut reçu, et, miracle, embauché !

 

Depuis ce jour, j’ai décidé de désobeir un peu mes clients et mes patrons ! Combien de C.V. écartés parce que c’est un noir, une femme, un jeune ayant une expérience trop courte, ou un homme trop âgé ? Trop. Et j’ai découvert que même quand on n’a pas de pouvoir, il existe une marge de manoeuvre aussi infime soit-il, de défendre les valeurs de la démocratie, et de respecter le code moral des arts martiaux. J’ai reçu une bonne claque et une bonne leçon !

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