Faire face à un cambriolage


Vous partez en vacances ? Ou bien vous êtes encore chez vous ?

Voici quelques conseils pour faire face à un cambriolage:

1. Fermez et verrouillez TOUJOURS votre porte d’entrée MEME SI VOUS ETES CHEZ VOUS !
En effet, on peut ouvrir une porte non verrouillée avec une simple radio (un jeu d’enfant !). En plus, en l’absence d’effraction, votre assureur ne prendra pas en charge les objets dérobés ! Et n’essayez pas de simuler une effraction en brisant votre porte ou votre fenêtre car la Police enquêtera auprés de tout votre voisinage et votre quartier pour savoir s’ils ont entendu une porte ou une fenêtre fracassée.

2. Fermez vos fenêtres, MEME SI VOUS ETES PRESENT, EN TRAIN DE DORMIR. L’année dernière, je dormais avec ma femme et mon enfant avec les fenêtres ouvertes en raison de la chaleur. Nous vivons au 2 éme étage d’une résidence fermée. Résultats: des hommes ont grimpé jusqu’à chez nous, sont passés par la fenêtre, et ont dérobé nos PC, cartes bancaires, nos chequiers, et téléphones portables. Dans un sommeil profond, nous n’avons rien entendu. Nos voisins non plus. Au tolal, 2 appartements ont été cambriolés la même nuit.

3. Si dans votre lit vous entendez des cambrioleurs chez vous, faites semblant de dormir ! Ne vous levez pas, vous ne pouvez pas savoir s’ils sont armés ou non. Le seul cas où vous devrez vous lever pour vous battre, c’est le homejacking (s’ils veulent employer la force pour que vous dévoiliez vos codes de cartes bancaires). C’est ça ou la torture éventuelle…

4. Vous vous réveillez le matin et vous vous apercevez que vous avez été cambriolé: NE TOUCHEZ A RIEN !!! Car la Police relèvera les empreintes éventuelles, donc NE NETTOYEZ RIEN DU TOUT !!!
Appelez:
– Le service clientèle de votre carte bancaire pour faire opposition. Faire de même pour vos chequiers.
– Le service clientèle de votre opérateur téléphonique pour bloquer téléphone portable
– Appelez la Police
– Appelez votre assureur
– Puis allez porter plainte auprés votre commissariat.

Rassemblez toutes les factures des objets volés afin de les adresser à votre assureur. Pas de facture: pas de remboursement !

Un peu de prudence, et vos vacances seront tranquilles !!!

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Faire face aux mensonges ?


Qui ne s’est jamais mis en colère face à des discours mensongers ? On a beau pratiquer les arts martiaux et travailler la maîtrise de soi, on peut être déstabilisé par une personne de mauvaise foi, par des mensonges, par la calomnie, par la tromperie… Qu’est-ce qui peut provoquer cette colère, et quels moyens dont nous disposons pour garder la maîtrise de nos émotions ?
 
(Rajout du 01/07/2008) Tout d’abord, on peut garder à l’esprit notre objectif personnel. Si le mensonge n’entrave en rien nos projets, n’a aucune incidence sur notre vie, il ne sert à rien de s’attarder sur ces obstacles.
 
Dans le cas contraire, on peut commencer par cerner le mensonge, l’identifier: c’est simple à dire, mais nous ne le faisons pas systématiquement. Une fois ciblé, on peut prendre de la hauteur et analyser la situation: dans quels buts est-ce que l’on est calomnié ? Est-ce une manoeuvre machiavélique, ou bien est-ce juste l’expression d’une colère ou d’une frustration ? De quels moyens est-ce que je dispose pour me défendre ou pour contre-attaquer ?
 
Il faut bien distinguer la calomnie sur une situation d’une autre sur notre personne.
 
Un mensonge sur une situation, une question… : se concentrer sur le fond, poser des questions à l’interlocuteur pour savoir comment il en est arrivé à sa conclusion. Plus il parlera, plus il se découvrira, mieux on cernera le problème pour le traiter et trouver la réponse adéquate.
 
Si ce sont des attaques personnelles: c’est subjectif, demander donc à l’interlocuteur des faits, utiliser la technique de l’edredon (lire billet "la technique de l’edredon").
 
En aucun cas on ne doit s’énerver ! C’est peut être une partie d’échec qui se joue, et il n’est pas question d’être blessé par des mensonges. Ce serait encourager votre interlocuteur !
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Les techniques d’arrestation de la Police


Je ne sais pas si ce sont les medias qui nous envoient des images présélectionnées, mais celles que nous pouvons voir à la télévision m’interpellent: comment se fait-il que plusieurs policiers soient nécessaires pour arrêter un seul individu sans armes ? On le voit notamment lors des manifestations, ou bien lors d’évènements festifs comme les ferias.
 
Est-ce que les policiers sont TOUS entraînés et formés de la même manière ? Et de quelle manière ? Quels types de techniques est-ce qu’on leur transmet ? Est-ce que la formation est réservée uniquement aux membres du G.I.G.N. et du R.A.I.D. ?
 
Les interventions auxquelles j’ai pu assister, en direct ou à la télévision, me laissent perplexes. J’ai des doutes quand je vois comment certains font des clés. J’ai des doutes quand je vois la difficulté qu’ils ont à mettre un individu au sol. J’ai des doutes quand je vois la manière dont ils manient leur tonfa. Je suis inquiet quand j’apprends que certains se font subtiliser leur matraque. Et je me demande si certains débordements, comme frapper un individu désarmé déjà mis au sol, ne seraient pas la conséquence directe d’une formation inadéquate ou insuffisante.
 
Il y a quelques années, j’ai discuté avec un CRS qui n’a jamais suivi d’entraînement de tonfa. Il fallait qu’il paye lui-même une formation ! Un policier de Seine-Et-Marne rencontré il y a 3 ans n’a jamais suivi de cours de combat.
 
Je crois donc que certaines difficultés rencontrées viendraient de là, du manque de moyens. N’est-ce pas le Ministère de l’Interieur qui devrait assurer la formation ? Peut-être qu’un entraînement permanent, ajouté à des rencontres régulières entre différentes unités de la Police donneraient des outils supplémentaires aux hommes de mener à bien leur mission ?
 
J’ai récemment discuté avec une gendarme: elle s’entraîne toutes les semaines aux combats, aux techniques d’arrestation, de mise au sol. Elle bénéficie des structures du Ministère de la Défense. Résultat: si on entend parler de bavures de la Police, celles de la Gendarmerie sont beaucoup plus rares dans les medias.
 
Bien que les techniques de frappe doivent être privilégiées face à des individus armés de lame, elles ne sont pas nécessaires pour arrêter des manifestants ou une personne non armée en fuite.
 
L’idéal serait que les policiers complètent leurs formations (souvent en Krav Maga ou Savate / Boxe Française, trés répandus dans le milieu)  par le Shou Bo (toutes les techniques de projection et de mise au sol mais EN RESTANT SUR SES APPUIS) complétées par les techniques de Qin Na (Chin Na: essentiellement des clés). En effet, la meilleure manière d’amener un individu au sol est de combiner une technique de clé ET une technique de projection / mise au sol. Car amener au sol en se basant uniquement sur une clé oblige à forcer sur cette technique. Par conséquent, c’est plus difficile, et on a plus de risque de blesser la personne interpellée. 
 
Il faut supprimer définitivement les techniques dangereuses et injustifiées comme les clés d’étranglement, les frappes sur un individu déjà maîtrisé au sol, les coups de tonfa sur des manifestants sans armes… Ceci suppose aussi un travail sur la maîtrise de soi, comme dans tous les arts martiaux. D’ailleurs les hommes du R.A.I.D. et du G.I.G.N. sont à la pointe dans ce domaine.
 
Les techniques d’arrestation ont une particularité: elle doivent permettre d’empêcher un individu de nuire SANS LE BLESSER ! Ce qui signifie que les méthodes commandos qui sont adaptés aux militaires sont inappropriées au maintien de l’ordre civil. A méditer !
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Assertivité: la technique de l’edredon, le DESC, et le Disque rayé


Le concept de l’affirmation de soi (« assertiveness ») a été développé aux Etats-Unis par des psychologues. Il consiste à permettre à un individu de s’affirmer en harmonie avec les autres:
– en défendant son point de vue sans attaquer les autres
– en exprimant librement ses sentiments
– en établissant des rapport fondés sur la confiance et non sur la domination.
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1. La technique de l’edredon
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L’une des techniques utilisées est celle de « l’Edredon ». Ce dernier est selon le dictionnaire du Petit Larousse un « couvre-pied rempli de duvet ».
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La technique est donc par analogie un moyen doux qui dans la pratique consiste à prendre acte des propos de l’interlocuteur sans émettre d’avis personnel, sans entrer dans le fond du débat, mais sans abandonner sa position. Il permet souvent de recadrer un débat sur l’objectif au lieu de rester bloqué sur un sujet qui n’est pas essentiel.
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Exemple 1:
– « Vous fumez ! »
– « Effectivement. »
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Exemple 2:
– « Vous fumez beaucoup! »
– « C’est votre point de vue. »
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On exprime: soit des faits, soit des opinions, soit des sentiments.
Un fait est un acte, un évènement.
Une opinion est un jugement, un avis émis sur un sujet.
Un sentiment est une sensation, une impression.
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On peut remarquer que dans l’exemple 1, l’interlocuteur fait part d’un fait, alors que dans l’exemple 2, il donne son opinion, donc subjectif et discutable (« …fumez beaucoup« : par rapport à quel critère ?).
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Quelques exemples de faits:
– Vous roulez au-delà de la limite de 90 h km/h sur certaines routes, mais ne dépassez jamais les 130 km/h sur l’autoroute
– Vous avez des yeux bleus
– Vous vous êtes trompé dans vos calculs: 25 + 25 font 50 et non pas 75.
– Votre poids est de 55 kg
– Le taux de criminalité a baissé par rapport à l’année dernière
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Quelques exemples d’opinions:
– Vous roulez trop vite
– Vous avez de beaux yeux
– Vous êtes nul en calcul
– Vous êtes trop gros et trop lourd
– Il y a beaucoup de crimes commis
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Quant aux sentiments (« je suis en colère », « je suis triste »,…etc…), ils ne sont pas discutables, mais on peut montrer à l’interlocuteur qu’on les prend en compte:
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– « La fumée de votre cigarette m’énerve »
– « Je vous comprends »
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 …ce qui ne signifie pas qu’on est d’accord pour arrêter de fumer !
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Face à l’expression de sentiments, on peut aussi répondre par des questions, mais ce n’est plus la technique de l’Edredon:
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– « Je suis en colère… »
– « qu’est-ce qui t’a mis en colère ? »
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En résumé, le type de réponses que l’on peut donner:
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1. Si on est attaqué sur des faits: « effectivement« , « c’est exact« , « c’est un fait« , … etc…
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2. Si l’attaque porte sur une opinion: « c’est votre point de vue« , « c’est possible« ,…etc…
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3. Si l’interlocuteur exprime un sentiment, une émotion: « je vous comprends »…
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La technique de l’Edredon est trés utilisée dans le management et la négociation. C’est aussi un formidable outil d’autodéfense pour désarmorcer certains conflits.
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2. Le DESC
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Un autre outil d’assertivité est celui du DESC. Il s’applique de la manière suivante:
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1. Description des faits
2. Expression de son sentiment
3. Suggestion d’une solution
4. Conséquences positives pour tous
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Exemple:
1. « Cela fait 3 fois que tu décroches ton téléphone alors que toute la salle regarde le film »
2. »Tes communications gênent tout le monde car c’est comme si l’on écoutait de la musique avec un disque plein de rayures. Là c’est pareil, on a du mal à apprecier le film, on est frustré »
3. »Alors je te propose de téléphoner hors de cette salle, ou bien d’eteindre ton portable et de regarder le film »
4. » Ainsi tout le monde y trouve son compte ».

3. Le Disque rayé
Répéter inlassablement les arguments, ou bien le DESC, jusqu’à ce que l’interlocuteur abandonne. Cette technique joue sur l’usure.
Evidemment, ces outils ne résolvent pas 100 % des conflits, mais il est important de s’exprimer et de ne pas garder en soi une frustration qui pourrait devenir un jour de la colère ou de la déprime.
Autre point important dans l’assertivité: accepter ses qualités mais aussi ses défauts, ses réussites mais aussi ses erreurs et ses échecs.
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Yee Kau LEE.
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Qu’est-ce que le Shou Bo ?


Le Shou Bo (« combat à mains nues ») n’est pas un nouvel art martial. Il s’agit d’une forme de combat, de compétition, qui a plus de 4000 ans d’histoire en Chine.
Aujourd’hui, le Shou Bo est une rencontre entre tous les arts martiaux chinois.
La renaissance de cette forme de combat trouve son origine dans l’échec de la reconnaissance du Wushu et du Sanda par le Comité International Olympique. Alors que le Japon a concretisé le Judo en discipline olympique lors des J.O. de Tokyo, et que la Corée en a fait de même pour le Taekwondo, la Chine organise les prochains jeux sans avoir la moindre discipline originaire de son pays.
Les raisons sont multiples: le Sanda ne répond pas aux critères du C.I.O. qui préfère une pratique sportive moins « violente », alors que le Wushu (« art martiaux » en chinois) est beaucoup trop divisé par le nombre de styles.
L’idée est de réunir toutes les familles de pratique par une compétition répondant aux critères olympiques. Cependant, nommer « Wushu » un sport aurait exclu le Shuai Jiao car il existe en Chine 2 fédérations: l’une gère le « Wushu », l’autre la lutte et le « Shuai Jiao » (appelé aussi « Lutte chinoise »).
Faire renaitre le Shou Bo permet donc de réunir TOUS les arts martiaux chinois en combinant les techniques de frappes et de projections.
Les techniques de projection de Shou Bo ont une différence fondamentale avec le Judo et le Ju Jitsu: elles doivent en effet être executées en position d’équilibre, sans jamais aller au sol. Ce qui est beaucoup plus efficace en application de self-defense dans le cas où l’on doit faire face à plusieurs agresseurs.
L’orientation que le Maître YUAN Zu Mou souhaite donner au Shou Bo est le développement des techniques non violentes. Ainsi, l’application à la self-defense met en avant l’esquive, l’utilisation de la force de l’adversaire et la mise au sol (projections, …).

L’un des voeux de la Chine est que le Shou Bo devienne à terme une discipline olympique.

Pour en savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Shou_bo

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Défense contre un chien d’attaque


Comment se défendre lorsque l’on a un chien d’attaque face à nous ?
 
Avant qu’il ne fonce sur nous, nous pouvons:
Mettre devant nous un objet (sac, veste, etc…). Le chien attaque en effet l’objet mobile le plus proche de lui.
 
A ne pas faire: fuir en courant ! Le chien est plus rapide et nous rattrapera pour nous attaquer par derrière. Dans cette situation, nous n’avons quasiment aucune possibilité de nous défendre.
 
Le chien fonce sur nous:
1. Nous protéger en lui présentant un objet devant, ou au pire des cas notre avant-bras, afin d’éviter d’être mordu au visage ou à la gorge.
2. Avec l’autre main, frapper la truffe qui est l’une des parties les plus sensibles du chien
3. Si on a la main dans la gueule, l’enfoncer le plus profondément possible dans la gorge afin de reduire la pression de sa machoire. Cela permet juste de limiter les dégâts.
4. Si aucun de nos membres n’est mordu, saisir la peau du cou pour le contrôler.
5. On peut aussi éviter de se débattre car plus nous faisons de mouvements, plus le chien augmentera la pression de sa machoire.
 
A éviter:
1. Frapper le crâne: le chien ne sentira rien du tout.
2. Crever les yeux: trés difficiles à viser et à atteindre dans le mouvement. De plus, même avec les yeux crevés, le chien ne lâche pas sa proie.
 
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Gérer un conflit (1)


Vous travaillez pour une entreprise, ou une association, ou pour vous même. Une personne, folle de rage, vous prend à partie en vous insultant et prétend qu’elle subit les conséquences d’une erreur de l’entité que vous représentez.
 
Comment gérez cette situation ?
Une personne en colère et qui s’estime être victime de quel que situation que ce soit veut être écouté et respecté.
On peut donc procéder ainsi :
 
1. Ecouter l’interlocuteur (sans l’interrompre, sans le juger).
2. Si besoin : poser des questions pour bien cerner son problème, et s’assurer qu’on l’a bien compris.
3. Lui montrer qu’on l’a bien compris et qu’on comprend sa réaction : c’est à ce moment que l’interlocuteur devient plus calme car il sait qu’on le respecte, qu’on l’a écouté, et qu’on a pris en considération SON problème.
4. Lui proposer notre aide pour résoudre son problème, avec des solutions (à défaut : lui promettre une réponse pour un moment précis).
 
Attention à la forme : toujours rester calme, parler de manière amicale et ouverte.
 
Essayez, ça marche, et ça évite tellement de désagrément et (parfois) de violence !
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