Les mots blessants : des pics de glace à faire fondre ?

Regardons bien notre corps : il y a des cicatrices créees par des pics de glace que sont les mots. Certains étaient des insultes. D’autres étaient des remarques sournoises sur nos défauts ou nos erreurs. Pour mieux nous rabaisser. Parfois, c’étaient juste des plaisanteries, qui n’ont pas le même effet sur ceux qui rient que sur nous-mêmes.
 
Alors, les mots peuvent-ils faire mal ?
 
Un pratiquant d’arts martiaux ne doit JAMAIS être blessé par des remarques de quel que nature que ce soit. C’est le résultat de son entraînement : le renforcement de la force mentale. Et puis si on frappe l’autre pour un mot déplacé, c’est devenir agresseur aux yeux de la Loi.
 
A votre avis, comment un mot peut-il nous blesser ? Pour quelles raisons, et comment faire face ? Comment faire fondre ces pics de glace ?

Il y a plusieurs types de mots qui blessent :
1. les mots qui nous mettent en face de la vérité : critiques, blâmes… certains sont prononcés pour nous corriger, d’autres pour nous affaiblir
2. les calomnies, qui sont des déformations de la réalité ou des mensonges, dont le but est de nous affaiblir, nous blesser. Les insultes sont presque pareils, mais ils sont souvent l’expression d’une colère. Elles peuvent aussi exprimer un désir de vengeance.
3. les moqueries, qui sont destinées à faire rire, mais qui peuvent blesser celui qui en subit. Elles peuvent aussi avoir pour but de nous affaiblir.
 
Selon notre personnalité, on peut être plus blessé par les paroles d’une catégorie que d’une autre.
Mais dans les différents groupes de mots, il y a des faits, des jugements de valeur, des inventions, et des caricatures.
 
Un fait est un évènement, un acte, dont la description ne peut qu’être objectif.
Un jugement de valeur est subjectif, et varie en fonction de la perception de chacun.
Exemple : Le conducteur a roulé à 150 km/h. (fait). Le conducteur a roulé trés vite. (jugement de valeur : pour certains, 150 km/h est une vitesse trop élevée, pour d’autres, c’est acceptable).
Une caricature est une exagération d’un défaut ou d’une erreur.
Quant à l’invention, il ne repose sur aucun fait.
 
Si on nous dit des mots qui révèlent nos faiblesses ou nos erreurs, il faut s’attacher à discerner les faits des jugements de valeur, et prendre ces blâmes ou critiques pour s’améliorer. Les jugements, eux, révèlent plutôt la manière dont notre interlocuteur vit nos faiblesses ou nos erreurs (en a-t-il souffert ? En profite-t-il pour nous rabaisser ou pour asseoir son autorité ?…).
Et pour ne pas être blessé par ces mots, gardons à l’esprit que l’erreur est humaine, et que nul n’est parfait. L’humilité est ainsi l’une des premières valeurs des arts martiaux : apprendre, toujours apprendre. Et avoir un peu de tolérance envers soi-même, assumer nos défauts et nos erreurs.
 
Quant aux calomnies et insultes, ils n’ont pour but que de nous blesser.
Un homme avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance et que si quelqu’un lui faisait du mal, il répondait par la bonté. Il alla à la rencontre du Bouddha et l’insulta longuement. Le Bouddha garda le silence et lorsque les insultes cessèrent, il demanda à cet homme :
– "mon fils, si tu fais un cadeau à quelqu’un et que cette personne  ne le reçoit pas, que ferais-tu de ce cadeau ?"
– "je le remporte" répondit l’insulteur.
– "Tu m’adresses des injures. De la même manière, je ne les reçois pas, tu peux les remporter avec toi…"
 
Cette histoire montre bien que les calomnies et les insultes ne blessent que si l’on en tient compte. C’est comme les flatteries :"tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute" (Jean De La Fontaine). Le flatteur et l’insulteur ont ce point commun.
 
Quant au moqueur, il n’est pas difficile de lui renvoyer la balle : lui aussi a des défauts, lui aussi fait des erreurs. Une réplique simple est : "eh oui ! Je suis comme tout le monde ! Nul n’est parfait !"
 
En conclusion, les mots ne sont pas des flèches mais des pics de glace que l’on peut faire fondre. Et plutôt que de chercher à se venger, développons plutôt notre force spirituelle de manière à ne jamais être blessé par quoi que ce soit.
 
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8 commentaires pour Les mots blessants : des pics de glace à faire fondre ?

  1. Jérôme dit :

    Salut!Et bien en fait c’est difficile comme question parce que déjà c’est dur de prendre en compte la personnalité de chacun(6milliard sur terre en ne comptant que les humains lol)Je dirais donc que si on est le moqueur(ou le taquineur!)il faut connaitre plus où moins les personnes visées.Ensuite si on est celui dont on se moque ou que l’on insulte moi personnellement j’encaisse très bien mais pour re à ma premiere phrase ça dépent je peut le prendre mal par rapport à des personnes que je ne connais pas et poue autant ça ne vexera pas donc j’ai un peu de mal à répondre à cette question parce que les personnes ont une notion du respect et de l’humour qui sont toutes différentes(La preuve un jour j’ai crus comprendre que Erwan etait plus ou moins Mexicain mais il m’a rectifié comme un Breton…oups pardon je me suis encore moqué là:))A+YeeKao et passe une bonne semaine dans le 77 ou ailleurs!

  2. choffel dit :

    Chaque personne a ses cicatrices, un parcours propre qui nous rend parfois vulnérable sur des sujets qui nous touchent. A nous de faire face à ses sujets justement, de mieux nous connaître pour faire face aisément à la méchanceté verbale. Mais c’est vraiment loin d’être évident, on a tous nos failles… C’est vrai qu’à travers les arts martiaux (et à mon avis les sports dit de "combat"), on apprends à mieux se connaître, à repérer nos propres limites et celles vis à vis des autres. Zidane aurait dû pratiquer les arts martiaux……… Il ne suffit pas d’être dégarni sur le dessus et de dribler comme un dieu pour être sâge 😉

  3. yee kao dit :

    Il y a plusieurs types de mots qui blessent :
    1. les mots qui nous mettent en face de la vérité : critiques, blâmes… certains sont prononcés pour nous corriger, d’autres pour nous affaiblir
    2. les calomnies, qui sont des déformations de la réalité ou des mensonges, dont le but est de nous affaiblir, nous blesser. Les insultes sont presque pareils, mais ils sont souvent l’expression d’une colère.
    3. les moqueries, qui sont destinées à faire rire, mais qui peuvent blesser celui qui en subit. Elles peuvent aussi avoir pour but de nous affaiblir.
     
    Selon notre personnalité, on peut être plus blessé par les paroles d’une catégorie que d’une autre.
    Mais dans les différents groupes de mots, il y a des faits, des jugements de valeur, des inventions, et des caricatures.
     
    Un fait est un évènement, un acte, dont la description ne peut qu’être objectif.
    Un jugement de valeur est subjectif, et varie en fonction de la perception de chacun.
    Exemple : Le conducteur a roulé à 150 km/h. (fait). Le conducteur a roulé trés vite. (jugement de valeur : pour certains, 150 km/h est une vitesse trop élevée, pour d’autres, c’est acceptable).
    Une caricature est une exagération d’un défaut ou d’une erreur.
    Quant à l’invention, il ne repose sur aucun fait.
     
    Si on nous dit des mots qui révèlent nos faiblesses ou nos erreurs, il faut s’attacher à discerner les faits des jugements de valeur, et prendre ces blâmes ou critiques pour s’améliorer. Les jugements, eux, révèlent plutôt la manière dont notre interlocuteur vit nos faiblesses ou nos erreurs (en a-t-il souffert ? En profite-t-il pour nous rabaisser ou pour asseoir son autorité ?…).
    Et pour ne pas être blessé par ces mots, gardons à l’esprit que l’erreur est humaine, et que nul n’est parfait. L’humilité est ainsi l’une des premières valeurs des arts martiaux : apprendre, toujours apprendre. Et avoir un peu de tolérance envers soi-même, assumer nos défauts et nos erreurs.
     
    Quant aux calomnies et insultes, ils n’ont pour but que de nous blesser.
    Un homme avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance et que si quelqu’un lui faisait du mal, il répondait par la bonté. Il alla à la rencontre du Bouddha et l’insulta longuement. Le Bouddha garda le silence et lorsque les insultes cessèrent, il demanda à cet homme :
    – "mon fils, si tu fais un cadeau à quelqu’un et que cette personne ne ne le reçoit pas, que ferais-tu de ce cadeau ?"
    – "je le remporte" répondit l’insulteur.
    – "Tu m’adresses des injures. De la même manière, je ne les reçois pas, tu peux les remporter avec toi…"
     
    Cette histoire montre bien que les calomnies et les insultes ne blessent que si l’on en tient compte. C’est comme les flatteries :"tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute" (Jean De La Fontaine). Le flatteur et l’insulteur ont ce point commun.
    Il en est de même pour les moqueries.
     
    Renvoyer la balle à un moqueur n’est pas difficile : lui aussi a des défauts, lui aussi fait des erreurs. La réplique la plus simple est : "eh oui ! Je suis comme tout le monde ! Nul n’est parfait !"
     
    En conclusion, les mots ne dont pas des flèches mais des pics de glace que l’on peut faire fondre.
     
     
     

  4. erwan dit :

    Quand une personnes vous juges mais sur le contraire de ce que nous somme vraimment, c’est quoi ???
    Il y a qques jours une Personne m’a dit que j’étais un égoïste, une sorte de tiran !!! Je ne pense pas être ce qu’elle dit !!!! Aussi via mais nombreux messages qui sont souvent assez long, elle affirme que je fais ma pub ainsi !!!!! Enfin bon bref…. C’était juste pour savoir !!!!
     
    Sinon un super blog que j’ai trouvé et que tu vas surment aimer, j’en suis sûr, car c’est un Havre de paix et celui de mon amie Angel&Kitaro (contact amis Kitaro) en référence à ce compositeur japonais Kitaro !!!
    Passe une bonne soirée et un bon dimanche!!!!
     
    Ah est pour Jérôme dsl ct une erreur en informatique de ma part d’ailleur apès le coup je l’avais bien pris en voyant mon erreur!!! mdr

  5. erwan dit :

    Oulala je crois que je vais aller me coucher car je viens de constater qu’il y a bcp de fautes et que ça ne veux plus dire gd chose ainsi !!!! lol

  6. yee kao dit :

    Quand une personne émet un jugement qui est contraire à ce que l’on pense être, c’est vraisemblablement l’expression de la perception qu’elle a de nous. Nous n’avons pas forcément la même perception de nous-même que les autres. Il serait donc intéressant de demander ce qui lui donne l’impression que tu es un tyran, et quel acte d’égoïsme elle a constaté chez toi. Tu serais peut être surpris. Mais peut être aussi qu’il s’agit d’un malentendu ! En tous cas, il faut creuser, chercher à savoir les raisons qui lui donnent cette perception de toi.
     
    Et attention : si vous vous communiquez par messages écrits uniquement (emails), on n’a pas le ton sur lequel on s’exprime. Il peut donc y avoir des différences d’interprétation et donc des malentendus.

  7. Jérôme dit :

    C’est pas mal trouvé la dernière phrase:"En conclusion, les mots ne dont pas des flèches mais des pics de glace que l’on peut faire fondre".Si on reste dans l’"image" que tu as voulu dire sur cette phrase,un pic de glace on ne peut que le briser(1)ou le faire fondre(2)(Ce qui prend du temps!)C’est à dire on ne peut supprimer ce"pic de glace"par un autre"pic de glace" de ma part(1)ou alors il faut laisser couler la glace car avec le temps elle aura fondu(2)?

  8. sophie chabane malala dit :

    les pics a glaces peuvent se faire fondre avec une grande dose d amour (amour de l’ensemble auquel nous appartenons=univers) et de comprehension… si l’autre nous dit du mal c est parce que nous lui renvoyons quelque chose qui lui fait mal, comprendre cette chose c est comprendre son mot mais c est aussi se remettre en cause et faire fondre le pic a glace plus vite; et souvent c’est se remettre en cause qui fait le plus mal…                                                                                                                                         Comment faire face et bien en etant pres a se remettre en cause a chaque heure qui passe, comprendre que jamais rien n est definitf et surtout pas soi même… Ne jamais avoir de certitude et etre toujours en evolution… le chemin du milieu 

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